Historique : En 1590, Henri 1er de Montmorency, qui venait de faire construire le château de la Grange des Prés, achète de nombreuses terres pour y aménager une résidence et un domaine de chasse, l’un de ces « parcs à bêtes forestières » à la mode en France depuis le Moyen Age.
Il le fait clore d’une muraille de 3 mètres de haut, et de 5,1 km de long (la plus longue de France après celle du Château de Chambord), et y fait « mettre toute sorte de gibier et autres rares animaux » écrit Poncet, qui ajoute : « il allait à la chasse dans cet endroit et s’y plaisait beaucoup ». Louis XIII et Louis XIV vinrent chasser au Parc en 1622 et 1660. Il y a encore un coin dans le bois ou il se dit que Louis XIV à tué un chevreuil. Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, venait aussi chasser au Parc.
En 1773, Louis-François de Bourbon, représenté par Jean-François de Grasset, fait effectuer des travaux sous la direction de l’architecte lodévois Blaquière. Le domaine est revendu 4 ans plus tard à Théodore de Barral d’Arènes, lieutenant du roi du Languedoc et écuyer de Madame Sophie de France. Il deviendra en 1827 la propriété des descendants directs du célèbre facteur d’orgues piscénois Jean-François L’Epine.
Le mur d’enceinte, d’une longueur totale d’environ 5 100 mètres, construit en moellons de basalte, est flanqué, de place en place, de tours rondes dépourvue de tout caractère défensif. Le domaine est traversé par le chemin de Pézenas à Caux. Deux portes monumentale furent ouvertes dans la clôture. Il ne subsiste du corps de logis primitif que le mur pignon occidental et la cheminée monumentale de la bibliothèque. La demeure a été remaniée et agrandie au début du XIXe siècle et la tour carrée abritant l’escalier a été élevé dans la décennie 1880. La façade nord présente une originale génoise à trois rangs faisant ressaut au-dessus des fenêtres de l’étage de comble, disposition sans doute inspirée par une maison piscénoise de la seconde moitié du XVIIIe siècle, impasse des Calquières Haute. La chapelle, de style néo-roman, a été construite en 1903.

Arnaud L’Epine : Né le 22 mai 1959 à Béziers, études supérieures à Toulouse et à Paris. Bac + 3 en gestion. Service militaire dans la marine embarquée, basé à Papeete en Polynésie, fait le tour du Pacifique et de la Polynésie durant son service. Entre ensuite dans la vie active, directeur de supermarché à Paris, puis directeur technique dans une société de micro-informatique à Paris durant 7 ans. Retour dans le midi comme gérant d’une propriété en Corbières pendant 10 ans. Installation au Parc en 1998. Marié en 1987, 4 enfants : Camille née en 1988, Jean-François né en 1989, Bruno né en 1994 et Claire née en 2000.
Viticulture : Propriété en agriculture biologique depuis 1990. Labour profond (décompactage) après les vendanges chaque année sur tous les rangs. Cela permet, en obligeant les racines à descendre, de bien faire ressortir le goût de terroir particulier du Parc, qui est très cerise guignolet et cannelle, ainsi que de moins souffrir de la sécheresse. Taille courte (cordon de Royat) sur toute la propriété. Les sarments sont broyés au fur et à mesure de la taille. Au printemps, passage d’une fraise rotative pour broyer les herbes, puis labour à la demande. Travail entre les ceps avec un inter ceps hydraulique. Engrais de fond en mars tous les 3 ans. Engrais foliaire à base d’algue sur les cépages qui coulent type grenache et merlot. Traitement très pointu à base de produits agréer en agriculture biologique. Principalement bouillie bordelaise sur le mildiou et souffre sur l’Oïdium.
Vinification : Vendanges à la machine dernière génération, égrappage, puis cuvaison par cépage de trois a quatre semaines. Contrôles des températures. Au moins trois pigeages par cuve. Décuvaison avec un pressoir a plateaux. Collage, sous-tirage, filtration et mise en bouteilles au château.
Les vignes : Elles sont toutes autours des bâtiments, bien exposé plein sud, et protégée des voisins par des bois ou le mur. Il n’y a dont pas d’influence des traitements chimique de voisins sur les parcelles. Toutes les vignes sont palissées et plantées à 2,5 mètres.
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